Le marché à terme permet de fixer un prix pour une transaction future sans devenir pour autant un marché purement spéculatif. Le principe : une transaction entre un acheteur et un vendeur à une date établie portant sur un lot standardisé et un prix fixé. L'agriculteur s'engage à vendre à une date fixée sa récolte en terre ou celle qui sera semée en 2011 à un prix fixé à un acheteur, en général un industriel. Le producteur connaîtra donc à l'avance le prix de vente des différentes productions. Il choisira son assolement en fonction de son potentiel de production et des perspectives de marché. Il aura la maîtrise d'une partie des débouchés à un prix garanti. De la même manière, l'agriculteur pourra acheter l'aliment à un coût connu et garanti.
Les engagements portent sur des lots qui répondent à des standards tant en quantité qu'en qualité. Il est possible de prévoir des indemnités en cas de manquement. En raison des risques inhérents à la production (rendement inférieur aux prévisions, accidents climatiques...), il est recommandé de n'engager qu'une partie de sa production sur le marché à terme. Il existe aujourd'hui deux marchés à terme qui intéressent les agriculteurs : le Matif ou Euronext qui concerne les céréales et un autre sur le porc. Des discussions sont en cours afin d'aboutir à la création d'un marché à terme du lait. Mais elles se heurtent à la difficulté de standardiser des lots. Les céréales se vendent par lot de 50 t et la viande porcine par lot de 8 t de poids de carcasse...