Le président de la République doit clôturer le salon, probablement le samedi 6 mars, selon l'Elysée. La Confédération paysanne, syndicat minoritaire, s'est dite "surprise pour ne pas dire choquée". "C'est gênant, on vit la crise agricole la plus importante depuis plusieurs décennies et le fait que le président ne vienne pas le jour de l'inauguration c'est un signe, soit qu'il n'a pas de solutions soit qu'il a peur des paysans, des manifestations", a déclaré André Bouchut, responsable de ce syndicat proche de la gauche. Pour lui, "c'est une forme de mépris des paysans, en tout cas de la dure période qu'ils sont en train de vivre". La coordination rurale (CR) en revanche ne s'en est pas formalisée. Pour ce syndicat minoritaire, proche de la droite, "cela ne va pas changer grand chose pour les agriculteurs que le président Sarkozy passe au salon. L'important c'est qu'il défende l'agriculture européenne à Bruxelles", a déclaré François Lucas, président du syndicat. La FNSEA, principal syndicat agricole, a été le premier à lancer la polémique. Vendredi matin, son président, Jean-Michel Lemétayer, avait déploré que le président ne vienne qu'en fin de semaine, estimant que le chef de l'Etat avait "beaucoup de difficultés avec le monde paysan". Les "Jeunes Agriculteurs" (JA) d'Ile-de-France, organisation proche de la FNSEA, a aussi regretté de son côté un "manque d'implication" de Nicolas Sarkozy à propos de son passage en clôture du salon. Pour tenter de calmer les esprits, le ministre de l'Agriculture a assuré que Nicolas Sarkozy "est à l'écoute" des agriculteurs et qu'il leur apportera des "signes de soutien fort" au salon de l'agriculture. Quelques jours auparavant, il avait fait remarquer que "c'était déjà arrivé à Jacques Chirac" de clôturer le salon.
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