[ 18/11/2008 17:09 ] Le tribunal correctionnel de Paris a jugé mardi irrecevable l'action intentée contre Greenpeace, qui avait diffusé en juin 2006 sur son site internet une carte de France mentionnant deux parcelles de maïs génétiquement modifié, dont la culture est autorisée en France depuis 1998. |
En juillet 2006, les propriétaires de ces champs, agriculteurs l'un dans le Lot-et-Garonne, l'autre en Haute-Garonne, avaient remporté une victoire judiciaire, le juge des référés ayant ordonné à l'organisation écologique de retirer du site les données les concernant. En effet, la 17e chambre correctionnelle a estimé que dans cette affaire, l'action publique ne pouvait être mise en mouvement que par le ministère public, et non par une plainte avec constitution de partie civile comme cela a été le cas. Elle a donc jugé les plaintes des deux maïsiculteurs, Claude Menara et Gilles Metge, "irrecevables" et a "constaté que l'action publique n'avait pas été régulièrement mise en mouvement". Dans la nuit du 26 au 27 juillet, Claude Menara avait vu 0,15 hectare de son champ fauché, les tiges de maïs ayant été couchées de façon à former un cercle marqué d'une croix. Cette dégradation avait immédiatement été revendiquée par Greenpeace qui avait intégralement réparé les dommages. Par cette action médiatique, l'organisation militait en faveur du droit pour tout citoyen de connaître les lieux où sont cultivés les OGM. Les deux agriculteurs estimaient qu'en publiant la carte de France des champs OGM, assortie d'un texte stigmatisant la culture des organismes génétiquement modifiés, Greenpeace avait tout simplement "provoqué" les actions de fauchage.
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