[ 17/11/2008 17:03 ] Les exploitants agricoles français spécialisés dans les grandes cultures, notamment céréales, ont déclaré lundi souhaiter le maintien de la régulation du secteur agricole alors que les discussions sur un réaménagement de la PAC entrent cette semaine dans la dernière ligne droite. |
"Dans un contexte extrêmement fluctuant en raison de la flambée des coûts des charges (énergie, alimentation pour le bétail,...) et de la volatilité des prix des matières premières agricoles, il est indispensable de maintenir les outils de régulation", a déclaré Philippe Meurs, membre de la fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles du nord et du bassin parisien (FRNBP). Pourtant "Bruxelles fait le chemin inverse", a regretté M. Meurs au cours d'un point presse. Ce dernier appelle les ministres de l'Agriculture de l'UE qui vont se retrouver mercredi et jeudi à Bruxelles à "tenir compte des réalités pour une PAC (politique agricole commune) renouvelée". Les ministres doivent tenter de trouver un accord sur le "bilan de santé" de la PAC, une série d'aménagements proposés par la Commission européenne pour lever certaines contraintes à la production et rapprocher davantage le monde agricole des besoins du marché. La FRNBP, branche spécialisée de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), rassemble les exploitations agricoles (céréales, betterave, colza,...) du nord de la France et du Bassin parisien. Elle contribue à elle seule pour 20% à la valeur de la production agricole française en 2007, soit 13 milliards d'euros pour 64,3 milliards d'euros au total, selon les chiffres de la FRNBP. Cette dernière cite parmi les outils qu'elle souhaite conserver les quotas laitiers, la jachère, ainsi que les prix d'intervention, autant d'instruments que la Commission de Bruxelles souhaite limiter, voire supprimer à plus ou moins long terme.
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