[ 04/11/2008 10:51 ] José Bové, onze faucheurs volontaires et un agriculteur condamnés en octobre dans le cadre d'une action anti-OGM menée en 2006 dans une exploitation agricole à Lugos (Gironde), ont fait appel de leurs condamnations, a-t-on appris mardi auprès d'un avocat.
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Marc Giblet, l'exploitant agricole qui avait ouvert le feu lors de l'action qui avait été conduite contre un de ses silos, a fait appel dès le jugement du 22 octobre. Il avait été condamné à Bordeaux pour "violences volontaires avec armes" à 160 jours amende à 60 euros (soit 9.600 euros). Outre l'amende, l'exploitant, qui avait plaidé la légitime défense pour justifier son tir avec un fusil de chasse, avait également écopé de 6.000 euros de dommages-intérêts pour préjudice moral et à 10.000 euros pour avoir endommagé deux véhicules en les emboutissant avec son 4X4. Le parquet a fait un appel incident sur sa condamnation le 28 octobre, puis a fait appel sur l'ensemble du jugement deux jours après, selon Me Pierre Hurmic, l'un des avocats des faucheurs. José Bové et onze militants ont enfin interjeté appel le 3 novembre, a précisé l'avocat. Le leader altermondialiste avait estimé que sa condamnation à 200 jours-amende à 60 euros (soit 12.000 euros) constituait une décision "d'apaisement". Les onze militants avaient été condamnés à 3 mois de prison avec sursis. Le 4 novembre 2006, José Bové, à la tête de 150 "faucheurs volontaires", avait mené une opération de "traçabilité des OGM" dans l'exploitation de Marc Giblet. Les militants anti-OGM avaient rendu impropre à la consommation une partie des 2.000 tonnes de maïs OGM contenues dans un silo.
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