Alors que les faits jugés sont "particulièrement violents et clairement délictueux, Monsanto tient à exprimer son incompréhension et son exaspération devant la décision rendue" mercredi par le tribunal correctionnel de Carcassonne, selon un communiqué de la société. "La relaxe prononcée revient à nier toute action délictueuse et tout préjudice pour Monsanto et ses collaborateurs", a déclaré Laurent Martel, directeur de Monsanto France, dont les propos sont repris dans le communiqué. "Devant une telle impunité", Monsanto se demande "jusqu'où les activistes anti-OGM auront-ils le droit d'aller avant d'être sanctionnés pour des actes qui enfreignent la loi?" "La France est aujourd'hui une zone de non-droit pour les auteurs d'actes de violence et de vandalisme menés par les opposants aux biotechnologies", a ajouté M. Martel. Le tribunal correctionnel de Carcassonne a relaxé mercredi l'ensemble des militants anti-OGM, parmi lesquels José Bové, poursuivis pour entrave à l'exercice de la liberté du travail après avoir envahi le site du semencier Monsanto, à Trèbes (Aude) le 13 avril 2006.
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