[ 10/09/2008 18:16 ] Prudence quant à l'application, pour la FNSEA, des mesures qui restent marginales par rapport aux attentes pour la Confédération paysanne.Ppour les syndicats agricoles les annonces de François Fillon ne règlent qu'une partie du problème des très faibles retraites agricoles.
En effet, |
Dans un communiqué, la section nationale des anciens exploitants (SNAE) de la FNSEA "se réjouit de cette annonce qui répond, en partie, à ses demandes".
Néanmoins, la SNAE précise "reste(r) très prudente quant à l'application de ces mesures, leur financement et leur étalement dans le temps", en soulignant "qu'il reste encore beaucoup à obtenir" pour "une retraite décente".
Pour la Confédération paysanne les mesures, qui concernent la revalorisation des petites retraites agricoles, sont déjà amorcées depuis janvier 2007 : - suppression des pénalités pour années manquantes, - abaissement du nombre d'années de carrière non salariée agricole pour y accéder. Les veuves pourront également accéder à ces revalorisations entre 22,5 ans et 32,5 ans de carrière en 2009.
"Ces mesures, que nous revendiquions depuis la mise en place de la revalorisation, apporteront une amélioration appréciable pour les bénéficiaires concernés mais sur une base de pension agricole calamiteuse souvent inférieure à 400 € / mois ... ces mesures restent marginales par rapport aux attentes que laissaient espérer les réunions du groupe de travail ministériel en mars 2008.
La Confédération constate que "la retraite minimum pour une carrière complète reste inchangée : elle s'aligne sur la pension minimum vieillesse déjà en application depuis la revalorisation de 1998 à 2002. C'est-à-dire que les niveaux annoncés comme une nouveauté, à savoir 633 € / mois pour un chef ou une veuve et 504 € / mois pour un conjoint, sont des acquis syndicaux depuis 10 ans." "En septembre 2007, à l'occasion du Space à Rennes, le Président de la République dénonçait avec véhémence le scandale des petites retraites agricoles et il promettait d'y remédier". rappelle le syndicat qui constate que "le curseur de 633 € / mois n'a pas été relevé alors que environ 70% des retraités sont en-dessous de ce niveau..."
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