[ 09/09/2008 12:21 ] L'Office national interprofessionnel des fruits, des légumes, des vins et de l'horticulture, affine, dans un communiqué daté du 2 septembre 2008, ses dernières prévisions sur l'état du vignoble. "Le potentiel de récolte pour 2008 est très en retrait par rapport à la moyenne quinquennale et à nos précédentes prévisions". |
"Après un hiver peu rigoureux et un mois de février particulièrement clément, les vignobles méridionaux ont connu un débourrement précoce (début mars) très vite contrarié par un mois de mars froid, marqué de fréquentes précipitations. La vigne a alors évolué lentement.
Le froid qui s’est installé fin mars a directement impacté certains vignobles. Du Bordelais à la Provence, le gel a sévi entre le 6 et le 7 avril, à une période critique où les bourgeons sont très vulnérables. Le Pays Nantais a également été très sévèrement touché. Le vignoble gersois et notamment le Bas armagnac, a été touché de manière très variable suivant les secteurs. Dans les régions plus tardives du quart Nord-Est, Champagne, Bourgogne, Alsace, les vignes n’étaient pas encore assez avancées pour subir de dégâts.
Depuis fin avril, des conditions météorologiques contrastées et humides étaient propices au développement des foyers de mildiou. Après un millésime 2007 déjà très humide, les viticulteurs sont restés vigilants sur ces questions. L’état sanitaire était donc préservé dans l’ensemble des vignobles au prix parfois de traitements coûteux. La croissance végétative était par contre très hétérogène d’une parcelle à l’autre. A mi juin, la floraison était terminée dans les secteurs les plus précoces et restait par la suite, très échelonnée.
Ce n’est que fin juin, après la nouaison, qu’ont pu être évaluées avec pertinence les pertes et le niveau de récolte, par rapport à une sortie de grappes jugée moyenne au débourrement. Or, les mauvaises conditions climatiques durant la fleur ont provoqué de la coulure qui est venue amoindrir encore le potentiel de récolte. La climatologie très instable des mois de juillet et d’août s’est répercutée sur l’état végétatif des vignobles en étalant leur évolution de façon marquée. Par ailleurs, le risque mildiou s’est reporté sur grappes entraînant encore des pertes dans certaines parcelles fragilisées par une maturation languissante. Les vendanges ont débuté fin août en secteurs méridionaux mais partout, le début du ramassage est programmé avec dix à quinze jours de retard. Les conséquences de la coulure et du millerandage s’avèrent plus importantes que prévu. Les rendements en jus seront très faibles en relation avec un bon niveau qualitatif. L’arrivée d’une belle arrière saison reste cependant déterminante pour le bon déroulement des vendanges.
Le potentiel de récolte pour 2008 est très en retrait par rapport à la moyenne quinquennale et à nos précédentes prévisions. Il sera inférieur à la récolte 2007 et n’atteindrait que 43,6 Mhl dont 21,6 Mhl en VQPRD, 15,5 Mhl en vins de table et 6,5 Mhl en vins aptes à la production de Cognac et Armagnac.
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