[ 22/07/2008 20:57 ] Le groupe volailler Doux, qui a confirmé mardi la fermeture de deux sites de production, a présenté lors d'un comité central d'entreprise un plan prévoyant 274 reclassements internes sur 629 emplois touchés, alors que 200 salariés manifestaient devant son siège à Châteaulin (Finistère). |
Doux, qui emploie 13.000 salariés dont près de 8.000 à l'étranger, avait annoncé le 10 juillet la fermeture des sites de Locminé (Morbihan) et du Châtelet (Cher), ainsi que l'arrêt de l'abattage de canards à Pleucadeuc (Morbihan). Dans un communiqué, la direction met en avant "l'épisode de grippe aviaire en 2006, la flambée du prix des céréales, la difficulté à répercuter ces augmentations sur les prix de vente dans la grande distribution et la faiblesse du dollar". Le groupe breton a ainsi subi des pertes de 35,3 millions d'euros en 2007. Selon le groupe, il ne s'agit pas de réduire la production, mais d'"optimiser la capacité d'abattage en répartissant la production sur un nombre restreint de sites". Ainsi, pour le poulet, les activités du Châtelet seraient transférées à Boynes (Loiret) et Blancafort (Cher). Pour la dinde, les activités de Locminé resteraient dans le Morbihan et seraient transférées à Pleucadeuc et Plouray. "Ce plan fera beaucoup de dégâts, c'est un plan social a minima qui n'est pas à la hauteur", a déclaré à l'AFP Michel Le Guellaud, délégué central CGT, chiffrant à 647 le nombre d'emplois effectivement concernés par la restructuration. Toute la journée, quelque 200 salariés, arborant pour beaucoup les couleurs du Brésil, ont manifesté devant le siège de Doux, a constaté un photographe de l'AFP. "Lorsque Doux s'est installé au Brésil en 1998, il y avait 4.000 emplois, aujourd'hui il y en a 8.000, alors que dans le même temps Doux a fermé 13 sites en France", a souligné Raymond Gouiffes, élu CGT.
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