"Je félicite les faucheurs qui ont été capables de neutraliser quatre parcelles d'essais", dans la nuit de dimanche à lundi dans le Gers et en Haute-Garonne, a-t-il dit, s'adressant à une centaine de militants réunis devant le tribunal de Carcassonne, où il comparaissait mercredi. "Il reste quelques essais à travers le territoire. On va s'en occuper, le travail devrait être fait", a-t-il affirmé sous les applaudissements. "Il n'y a pas de jaloux", a-t-il commenté en soulignant que deux des parcelles fauchées appartenaient au semencier Pioneer et les deux autres à Monsanto. "C'est dommage, il n'y avait pas de parcelles de Limagrain. Limagrain a jeté l'éponge, ne fait plus d'essais. A priori, il n'y en aurait plus en France, mais on cherche quand même", a-t-il poursuivi. "Pour agir tranquillement, sans risque, on a bénéficié d'une situation un peu exceptionnelle", a-t-il dit, évoquant ces quatre derniers fauchages, survenus à Condom et Mauroux, dans le Gers, et à Beaumont-sur-Lèze, en Haute-Garonne. "On a bénéficié de la coupe d'Europe de football. Les employés des firmes et les gendarmes étaient tous devant leur poste de télé", a-t-il expliqué, sous les rires des militants anti-OGM, venus le soutenir devant le tribunal. Le collectif des Faucheurs volontaires a revendiqué lundi les quatre opérations anti-OGM, ayant ciblé des parcelles de 13.500 m2, 4.000 m2, 3.000 m2 et 2.700 m2, et ayant été condamnées par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier. Une amende de 3.000 euros, "dont une grande partie avec sursis", a été requise mercredi pour chacun des 30 prévenus comparaissant à Carcassonne pour une action en 2006 dans l'Aude contre le semencier Monsanto. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 17 septembre.
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