[ 02/07/2008 9:25 ] Plus d'une centaine de militants anti-OGM se sont rassemblés, mercredi matin, devant le tribunal de Carcassonne où comparaissent ce jour en correctionnelle cinq militants anti-OGM, dont José Bové, pour une action menée en 2006 contre le semencier Monsanto, a constaté un journaliste de l'AFP.
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Les manifestants ont placé devant le tribunal un tracteur portant une banderole "Monsanto pille et tue les paysans de la planète", tandis que d'autres banderoles réclament "une Europe sans OGM" Les anti-OGM ont attendu José Bové en chantant : "Les OGM, on n'en veut pas, ni dans les champs ni dans les assiettes". A son arrivée au tribunal, le leader altermondialiste s'est dit "très serein". "Ce procès n'a pas lieu d'être. Nous allons avoir un débat très intéressant sur ce qu'ont fait les gendarmes lors de notre action contre Monsanto", a-t-il déclaré. Les prévenus ont monté les marches sous les applaudissements des militants anti-OGM et aux cris de "résistance". "C'est vraiment un procès cocasse", a souligné José Bové. Une quarantaine de militants ont été autorisés à entrer dans le tribunal, où le procès s'est ouvert à 08H45. "On est dans une situation totalement contradictoire avec le Grenelle et le moratoire de l'environnement sur le Mon810 d'un côté et de l'autre côté une loi qui vient de passer dans des conditions honteuses et va permettre la dissémination des OGM", a déclaré Jean-Baptiste Libouban, l'un des cinq prévenus, à son arrivée au tribunal. Les cinq militants anti-OGM sont poursuivis pour entrave à la liberté du travail et dégradations lors d'une action, le 13 avril 2006, chez le semencier Monsanto à Trèbes (Aude), près de Carcassonne. Une centaine de personnes de la Confédération paysanne, des Faucheurs volontaires et de Greenpeace avaient pris d'assaut le site de Monsanto, en forçant les grillages ou en les escaladant pour entrer dans les hangars et y rechercher des semences transgéniques.
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