[ 24/04/2007 12:52 ] Au lendemain du premier tour des élections présidentielles, la FNSEA, dans un communiqué, après avoir rappelé qu'elle " n’a pas donné de consigne de vote et n’en donnera pas" interpelle les candidats sur des points qu'elle considère " cruciaux pour l’avenir de l’agriculture française " .
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" Des engagements fermes sur l’OMC, un discours averti sur la PAC et son financement, des paroles d’espoir sur la protection du terroir français seraient de bon augure mais dans le combat politique et syndical, rien ne vaut un symbole ou un acte concret. De tous ces sujets, donc, nous sommes prêts à discuter mais aujourd’hui nous réclamons l’engagement du maintien d’un ministère de l’agriculture de plein exercice conforté dans l’intégralité de ses missions. Ce n’est pas une demande inopinée, elle correspond à une certaine conception de l’agriculture nationale et européenne et des moyens y afférent.
La France, faut-il le rappeler, est la première agriculture européenne. Moderne, compétitive, créatrice d’emplois, engagée dans le développement durable, notre agriculture s’adapte en permanence pour offrir aux consommateurs des produits de qualité, tracés et sécurisés. Cette politique a besoin d’un vrai ministère. C’est une nécessité devant les succès permanents et exemplaires de notre gestion sociale, de notre enseignement, de notre recherche, de nos performances à l’exportation et de nos apports à l’avenir énergétique. Gardons notre spécificité car elle permettra, y compris teintée de ruralité, d’alimentation ou d’aménagement du territoire, de garder une partie de ce qui fait la force et la fierté de la France. Compte tenu des défis à relever pour notre pays, le ministère de l’agriculture a vocation à s’élargir et non à se rétrécir. "
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