Dominique Bussereau, Ministre de l'agriculture et de la pêche, a rencontré à Cognac au siège du Bureau National Interprofessionnel du Cognac, le 28 octobre 2005, les représentants de la filière viticole charentaise, en présence des parlementaires et de l'administration locale.
Le ministre a rappelé que le contexte actuel, favorable au marché du Cognac, devait être mis à profit pour anticiper les décisions que les Etats membres pourraient être amenés à prendre, dans le cadre de la réforme de l'organisation commune de marché, sur l'évolution du régime de la double-fin.
En effet, le régime actuel de la double-fin est condamné par la réforme de l'organisation commune de marché viti-vinicole. La Commission européenne en a régulièrement souligné le caractère temporaire, et a demandé, en contrepartie de la demande française de prorogation de ce régime, que lui soit présentée une refonte du mode de gestion du vignoble charentais.
Aussi, dès 2002, le Ministre de l'Agriculture avait-il confié à Monsieur Anthony Zonta, Ingénieur général du génie rural des eaux et forêts, la mission d'étudier le projet élaboré par les professionnels, visant à adapter la viticulture charentaise aux nouvelles exigences du marché.
Le plan d'adaptation de la viticulture charentaise, validé par le Premier Ministre en décembre 2003, dont l'architecture repose sur un système d'affectation des superficies et des volumes, tient compte de la totalité des produits traditionnels élaborés sur le bassin des Charentes. Il a recueilli l'assentiment de l'Interprofession. Des arbitrages au sein de la filière viticole ont été pris en faveur de la viticulture charentaise : introduction d'un rendement dans le décret de l'appellation Cognac, rendement du vignoble « industriel » fixé à 130 hl de vin et 70 hl de non vin. Les outils juridiques nécessaires à la mise en œuvre de ce plan sont disponibles.
Avant de décider toute mise en application de cette réforme, Dominique Bussereau a souhaité procéder avec l'ensemble des acteurs de la filière viticole charentaise à un dernier échange de vues, dans un climat constructif et ouvert. Sur la base de cette large discussion, le Ministre annoncera sa décision définitive dans la deuxième quinzaine du mois de novembre.
|