 | | [ 26/01/2004 18:19 ] L’ANIA, (Association Nationale desIndustries Alimentaires) a présenté à la presse aujourd’hui sa position sur la traçabilité alors qu'un Un nouveau règlement européen sur la législation alimentaire, portant entre autres sujets sur la traçabilité entrera en vigueur le 1er janvier 2005, avec de nouvelles exigences à la clé en matière de sécurité et d’assurance sur la qualité et l’origine des produits et ingrédients qui les composent.
|
Benoît Mangenot, directeur général de l’ANIA a replacé dans son contexte la traçabilité comme un des moyens utilisés par l’industrie alimentaire depuis longtemps pour assurer la sécurité sanitaire des produits alimentaires : les industriels français ont en effet, dès le début des années 80, mis en place au sein de leurs systèmes d’assurance qualité les dispositifs degestion de la traçabilité en amont et en aval, sans attendre les exigences réglementaires.
La traçabilité est en France encadrée d’une part par le code français de la consommation et d’autre part par une directive européenne qui date de 1989 définissant l’obligation des lots.
Dans ce cadre, chaque acteur de la chaîne alimentaire en France est responsable de la traçabilité pour son domaine d’activité : le transformateur doit pouvoir identifier l’origine de ses matières premières et produits utilisés, et en conséquence ses fournisseurs, ainsi que la destination de ses produits et en conséquence ses clients.
Il doit être capable de stocker et de maîtriser les flux/informations relatives à la sécurité des aliments qu’il produit, et de mettre cesinformations à la disposition des autorités à tout moment ou en cas d’incident.
Dans ce but l’industriel a mis en place les outils nécessaires à garantir toutes ces opérations. Cependant le contexte de la traçabilité connaît trois évolutions qui rendent nécessaires une amélioration et une extension des systèmes de traçabilité :
Les attentes accrues des consommateurs en matière de sécurité alimentaire, à la suite des crises alimentaires des années 99-2001 (listeria, dioxine, vache folle…).
Les progrès des systèmes informatiques qui permettent aux industriels une meilleure maîtrise de la chaîne de traçabilité.
Pour l’industrie alimentaire, la nouvelle réglementation ne bouleversera pas les pratiques des entreprises car elles satisfont déjà les obligations d’identification prévues dans le nouveau règlement européen.
Cependant, l’ANIA veut répondre positivement à cette nouvelle donne et contribuer à ces progrès en veillant à l’optimisation du coût des échanges d’information entre les opérateurs. Pour ce faire, les industriels comptent d’une part améliorer la rapidité des transferts d’information de traçabilité tout au long de la chaîne alimentaire et d’autre part, clarifier avec la distribution la répartition des responsabilités entre fournisseur et client.
Afin de pouvoir progresser avec l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire, l’industrie alimentaire souhaite : Une amélioration des systèmes de traçabilité de la production agricole pour répondre aux nouveaux besoins (garantie de la spécificité d’origine des ingrédients en cas d’allégation ou de restriction par précaution dans les cahiers de charges, maîtrise du risque contaminant, OGM).
La généralisation de systèmes pour gérer la traçabilité chez les distributeurs, des entrepôts aux magasins de détail, pour pouvoir plus rapidement retrouver le(s) lot(s)incriminé(s) dans le cas d’un incident de qualité.
La confidentialité des données : les fabricants demandent que les fichiers d’identification et de suivi des lots ne contiennent que les informations strictement nécessaires à assurer la traçabilité, en préservant la confidentialité des recettes et des procédés, propriété intellectuelle du fabriquant. Les systèmes de traçabilité ne doivent pas entraîner de risque d’utilisation des données à des fins d’intelligence économique.
Le partage équitable des coûts : les coûts du système global de traçabilité doivent être équitablement partagés entre les différents maillons de la chaîne.
François Coindreau, Président de la Commission Qualité de l’ANIA, a conclu à l’issue dela conférence de presse : «La traçabilité complète la panoplie des outils de gestion de la qualité et de la sécurité des aliments, nécéssaire au renforcement de la confiance des consommateurs. L’ANIA appuiera donc toute démarche visant à créer des standards pour faciliter la compatibilité des systèmes et en optimiser le coût global (EAN…)».
Alban Moyaux
|